Le BEP n°1 à Coupvray

Le BEP n°1 à Coupvray

Actualités  ■  Publié le 02.03.2026

35 ans d'histoire d'eau au service du territoire. L'un des ouvrages hydrauliques les plus emblématiques du Val d’Europe fera prochainement l’objet d’une grande opération de nettoyage.

À Coupvray, en contrebas de la départementale 934 et du boulevard de l’Europe, se niche l’un des ouvrages hydrauliques les plus emblématiques du Val d’Europe : le BEP n°1.

Ce Bassin de rétention des Eaux Pluviales fera prochainement l’objet d’une grande opération de nettoyage, orchestrée et financée par Val d’Europe Agglomération à hauteur de 999 300 € TTC.

L’occasion de revenir sur l’histoire du premier bassin construit sur le territoire.

Un ouvrage pionnier
né en 1990


En 1990, alors que la destination touristique Disneyland Paris sort de terre, les infrastructures hydrauliques doivent être dimensionnées à la hauteur du projet. Le BEP n°1 devient ainsi le tout premier bassin de rétention des eaux pluviales réalisé sur le territoire du Val d’Europe.

Avec une capacité de stockage de 67 000 m³ et une profondeur comprise entre 1,80 m et 2 m, il figure encore aujourd’hui parmi les plus imposants du territoire.
Sa mission : recueillir les eaux pluviales issues des 146 hectares aménagés pour accueillir le parking visiteurs et une partie du parc d’attractions, une portion du lac d’agrément et plusieurs hôtels. Les eaux collectées et dépolluées sont ensuite dirigées vers un exutoire naturel : le ru de Coupvray.

Ce BEP, grand réservoir ouvert à la promenade et à la pêche, permet ainsi de maîtriser les débits rejetés au milieu naturel et de limiter les risques d’inondation.

 

2010-2011
place à la renaturation


Deux décennies après sa construction, le bassin entre dans une nouvelle phase : celle de la renaturation écologique.

• Les berges sont retravaillées et plantées d’hélophytes – des plantes aquatiques enracinées dans l’eau peu profonde, dont les tiges et feuilles émergent à l’air libre, comme les roseaux. Leur présence favorise la stabilisation des berges et contribue à l’amélioration de la qualité de l’eau.

• Des frayères, zones spécifiques où les poissons peuvent pondre leurs œufs dans des conditions favorables, sont aménagées. Des tunages en bois, protections immergées des berges, sont installés afin de préserver des zones peu profondes (15 à 20 cm), propices à la nidification.

• Une île est également créée pour favoriser la reproduction des batraciens – amphibiens tels que grenouilles, crapauds ou tritons.

Ces aménagements transforment progressivement le bassin technique en un véritable espace de biodiversité.

2014
renforcer la qualité de l’eau en amont de son retour au milieu naturel


En 2014, un ouvrage de dépollution est installé en entrée de bassin afin de prétraiter les eaux de ruissellement. Le dispositif permet de capter les flottants (notamment les plastiques et les déchets légers) et intègre une fosse à sable destinée à piéger les particules fines – le limon, sédiment issu de l’érosion – ainsi que les hydrocarbures et huiles susceptibles d’être entraînés depuis les surfaces imperméabilisées.

2026
un curage respectueux de la biodiversité


Quelques années après la mise en service du parc, en 1998, un premier curage est réalisé afin d’extraire les déchets et sédiments accumulés pendant la phase de construction – une opération indispensable au bon fonctionnement de l’ouvrage. En 2011, un curage intermédiaire accompagne les travaux de renaturation afin d’assainir le fond du bassin.

35 ans après sa construction, le BEP n°1 connaît une nouvelle opération de curage d’envergure.

 

• Le volume estimé de sédiments à extraire s’élève à 5 800 m³.

• Ce chantier de nettoyage durera trois semaines à compter du 12 mars.

• Particularité de cette intervention : elle sera réalisée en eau et hors des zones écologiquement protégées (frayères, espaces dédiés aux batraciens et zones de nidification) afin de ne pas perturber la faune installée sur le site.